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Choisir le bon moment pour courir son trail ne se résume pas à regarder sa montre et à partir quand l’envie arrive. L’heure de départ influence la sensation d’effort, la gestion de l’énergie, la sécurité, la digestion, la qualité du sommeil et parfois même le plaisir ressenti sur les sentiers. Entre une sortie à l’aube dans une forêt humide, une séance de côtes en fin d’après-midi ou un trail nocturne avec frontale, le corps ne répond pas de la même manière.
Pour un débutant, l’enjeu est souvent de trouver une heure idéale compatible avec son quotidien, sans transformer chaque sortie en contrainte. Pour un coureur confirmé, le choix devient plus stratégique : préparer une course avec un départ matinal, s’habituer à courir trail de nuit, éviter la chaleur ou placer une séance intense au moment où la performance trail est naturellement meilleure. Le fil conducteur est simple : observer son rythme, respecter les conditions météo et bâtir une stratégie course cohérente avec le terrain, la distance et l’objectif.
En bref
Le corps n’est pas une machine qui produit la même énergie à toute heure. Il suit un rythme biologique, parfois appelé rythme circadien, qui influence la température interne, la vigilance, la digestion, la force musculaire et la sensation de fatigue. C’est pour cela qu’une même montée peut sembler fluide à 18 h et interminable à 7 h, même avec le même niveau d’entraînement.
Prenons l’exemple de Léa, coureuse régulière qui prépare son premier trail de 25 km. Elle pensait manquer d’endurance parce que ses sorties du matin étaient laborieuses. En réalité, elle partait souvent à jeun, sans échauffement, sur un terrain vallonné dès les premières minutes. En déplaçant ses séances de qualité en fin de journée et en gardant le matin pour des footings plus doux, elle a retrouvé de meilleures sensations sans augmenter son volume hebdomadaire.
Courir le matin peut être excellent, surtout entre 8 h et 10 h, lorsque l’organisme est déjà sorti de l’inertie du réveil. L’air est souvent plus frais, les sentiers sont calmes et l’esprit encore peu encombré par les tâches de la journée. Pour beaucoup de traileurs, cette fenêtre apporte une vraie clarté mentale.
Mais le corps est parfois encore froid. Les articulations sont moins mobiles, les muscles moins irrigués et les réserves de glycogène peuvent être plus basses, surtout si le dîner de la veille était léger. Cela ne signifie pas qu’il faut éviter ce créneau. Il faut simplement l’aborder avec méthode.
Un bon réflexe consiste à démarrer par 5 à 10 minutes de marche active, puis à alterner foulées courtes et respiration contrôlée. Sur un chemin forestier, par exemple, inutile d’attaquer la première côte en courant si les mollets tirent déjà. Mieux vaut marcher rapidement, poser le pied à plat, laisser le souffle monter doucement et commencer à courir lorsque la mécanique devient plus fluide.
Pour viser une séance intense, la fin d’après-midi reste souvent le créneau le plus favorable. Entre 16 h et 19 h, la température corporelle atteint généralement un niveau plus élevé. Les muscles répondent mieux, les tendons tolèrent davantage les contraintes et la coordination est plus précise.
C’est un moment pertinent pour placer du fractionné en côte, des blocs au seuil ou une sortie rythmée sur terrain technique. Un coureur qui prépare un trail court et nerveux peut, par exemple, programmer 8 répétitions de 1 minute en montée avec récupération en descente lente. À cette heure, il aura souvent plus de dynamisme que tôt le matin.
La limite vient du quotidien. Travail, famille, circulation, fatigue mentale : tout ne se décide pas dans un laboratoire. Le meilleur moment reste celui que vous pouvez répéter sans stress. Une séance moyenne faite régulièrement vaut mieux qu’un entraînement parfait impossible à caser.
Certains traileurs sont performants dès le lever. D’autres ont besoin d’une demi-journée pour se sentir pleinement disponibles. Cette différence est normale. Il serait contre-productif de copier l’horaire d’un ami si votre organisme réagit autrement.
Le bon test est simple : pendant trois semaines, notez l’heure de départ, la météo, la fatigue ressentie, le sommeil de la nuit précédente et la qualité de la séance. Vous verrez rapidement apparaître un schéma. Si vos sorties du soir sont toujours meilleures, construisez votre préparation trail autour de ce créneau, tout en gardant quelques entraînements matinaux si votre course part tôt.
L’horaire le plus efficace n’est pas celui qui paraît idéal sur le papier, mais celui qui respecte votre biologie et que vous pouvez tenir dans la durée.

Chaque moment de la journée a ses avantages. Le piège consiste à chercher une réponse universelle. En trail, l’horaire doit servir l’objectif de la séance. On ne choisit pas le même créneau pour récupérer, travailler la vitesse, apprendre à courir de nuit ou préparer une longue sortie avec dénivelé.
Un plan intelligent alterne les contraintes. Il expose parfois le coureur au froid, parfois à la chaleur modérée, parfois à la fatigue de fin de journée. Pourquoi ? Parce qu’une course nature ne se déroule pas toujours dans des conditions parfaites. Apprendre à s’adapter fait partie de la stratégie course.
| Moment | Avantages principaux | Points de vigilance | Séance recommandée |
|---|---|---|---|
| Matin | Air frais, calme, bonne oxygénation, énergie mentale pour la journée | Corps froid, échauffement plus long, réserves parfois basses | Endurance douce, footing vallonné, sortie à jeun très modérée |
| Midi | Coupure utile, concentration améliorée, créneau pratique en semaine | Digestion, chaleur, manque de temps, hydratation à surveiller | Sortie courte, technique de descente, footing de 40 à 50 minutes |
| Fin d’après-midi | Pic de disponibilité musculaire, bonne souplesse, performance trail élevée | Fatigue de la journée, contraintes familiales ou professionnelles | Fractionné, montées, blocs d’allure spécifique |
| Soir | Détente, baisse du stress, conditions parfois fraîches en été | Sommeil perturbé si intensité trop tardive, visibilité réduite | Endurance facile, sortie nocturne préparée, récupération active |
Le matin offre un avantage rare : la séance est faite avant que la journée ne déborde. Pour un traileur débutant, c’est souvent la meilleure façon de créer une habitude. Les imprévus ont moins de prise, la motivation dépend moins de la fatigue accumulée et le mental démarre avec une réussite concrète.
Si l’objectif est la gestion du poids, le matin peut aussi avoir un intérêt. Une sortie douce, surtout si elle reste confortable, encourage le corps à utiliser davantage les graisses comme carburant. Il ne s’agit pas de partir épuisé ni de courir longtemps sans manger. Pour approfondir ce sujet, les conseils sur les bienfaits du trail sur la perte de poids permettent de mieux comprendre le lien entre intensité, régularité et dépense énergétique.
Sur le terrain, cela peut donner une séance simple : 45 minutes en aisance respiratoire sur chemin roulant, avec 5 minutes de marche au départ et 5 minutes de retour au calme. Le but n’est pas de battre un record. Le but est d’accumuler du temps utile, sans créer de fatigue excessive.
Le créneau du midi est séduisant, surtout pour ceux qui travaillent en bureau ou en télétravail. Il coupe la journée, réveille l’attention et donne souvent une sensation de liberté. Mais c’est aussi l’horaire le plus piégeux dès que la température monte ou que le repas est trop proche.
Après un repas copieux, il vaut mieux attendre 1 h 30 à 2 h avant de courir. La digestion mobilise une partie du flux sanguin et peut provoquer lourdeurs, crampes ou nausées. Si la sortie doit absolument se faire sur la pause déjeuner, prenez une collation digeste avant, puis un repas complet après.
Par forte chaleur, courir à midi devient vite contre-productif. Au-delà de 30 °C, le risque de déshydratation, de baisse de rendement et de coup de chaleur augmente fortement. Dans ce cas, réduisez l’intensité, cherchez l’ombre, raccourcissez le parcours ou décalez la séance. Le courage ne consiste pas à ignorer les signaux du corps, mais à ajuster intelligemment.
Le soir est un excellent moment pour relâcher la tension. Les endorphines produites pendant l’effort améliorent souvent l’humeur et donnent une sensation de nettoyage mental. Après une journée dense, une heure sur les sentiers peut faire plus de bien qu’une séance parfaite sur montre connectée.
Le point faible apparaît lorsque l’intensité est trop élevée après 20 h. Le système nerveux reste stimulé, la température corporelle met du temps à redescendre et l’endormissement peut devenir difficile. Pour éviter cela, gardez les séances du soir en endurance facile, sauf si vous savez que votre sommeil n’en souffre pas.
Le meilleur moment dépend moins de l’horloge que du type d’effort recherché : endurance le matin, intensité en fin d’après-midi, relâchement le soir.
En trail, la météo transforme le parcours. Un sentier sec à 9 h peut devenir glissant après une averse à 17 h. Une crête agréable au printemps peut être brûlante en été. Une descente facile en plein jour peut demander une concentration totale dans le brouillard. Choisir moment et horaire impose donc de regarder plus loin que la simple disponibilité personnelle.
La température, le vent, l’humidité, la luminosité et l’état du sol influencent directement la sécurité et l’économie de course. En montagne, ces paramètres changent vite. Un départ tardif peut exposer à l’orage de fin d’après-midi. Une sortie très matinale peut imposer une couche chaude au sommet, même si la vallée semble douce.
Lorsque le thermomètre grimpe, l’organisme dépense plus d’énergie pour se refroidir. Le rythme cardiaque augmente à allure égale, la transpiration s’intensifie et la sensation d’effort monte. C’est l’une des raisons pour lesquelles un coureur peut se sentir en méforme alors qu’il subit simplement la chaleur.
En été, les créneaux les plus sûrs se situent souvent tôt le matin ou en soirée. Si vous devez courir en journée, choisissez un itinéraire ombragé, réduisez l’intensité et emportez plus d’eau que prévu. Sur une sortie de plus de 10 km, un sac d’hydratation ou une ceinture avec flasques devient vite indispensable.
Boire toutes les 20 à 30 minutes est une bonne base sur les sorties longues, surtout par temps chaud. Il ne faut pas attendre d’avoir très soif. La soif arrive parfois quand la déshydratation a déjà commencé. Ajoutez des électrolytes si l’effort dépasse 1 h 30 ou si vous transpirez beaucoup.
Par temps froid, le matin demande encore plus de progressivité. Les appuis sont parfois raides, les mains engourdies et les premières descentes peuvent manquer de précision. Un échauffement prolongé devient alors une mesure de sécurité, pas un détail.
Après une nuit de pluie, partir trop tôt sur des sentiers argileux peut augmenter le risque de glissade. À l’inverse, attendre quelques heures permet parfois au sol de drainer légèrement. Sur terrain rocailleux, l’humidité rend les pierres traîtres, surtout dans les passages en dévers.
Dans ces conditions, adaptez aussi les chaussures. Une semelle agressive, avec des crampons marqués, apporte une meilleure accroche sur boue et herbe mouillée. Sur rocher humide, la qualité du caoutchouc compte autant que la profondeur des crampons. Le bon équipement ne remplace pas la lucidité, mais il réduit les erreurs d’appui.
En altitude, le moment du départ peut changer toute la sortie. Les orages se forment souvent plus tard dans la journée, les écarts de température sont forts et la fatigue apparaît plus vite à cause de l’oxygène moins disponible. Pour une course en montagne, partir tôt reste souvent plus prudent.
Un traileur qui prépare un 40 km alpin doit apprendre à lire le ciel autant que son allure. Nuages qui gonflent, vent qui tourne, baisse soudaine de température : ces signaux doivent peser dans la décision. Pour aller plus loin, la préparation spécifique à une course à haute altitude donne des repères utiles sur l’effort, l’acclimatation et l’équipement.
Sur une sortie longue, l’idéal est de prévoir un horaire de repli. Par exemple : si vous n’avez pas atteint le col à 11 h, vous raccourcissez la boucle. Ce type de règle évite les décisions prises sous fatigue, quand le mental veut continuer alors que les signaux extérieurs disent l’inverse.
Un single en sous-bois n’a pas la même difficulté selon l’heure. Le matin, les racines peuvent être humides. En fin de journée, les ombres masquent les reliefs. La nuit, la perception de la profondeur change, même avec une bonne lampe frontale.
Si vous travaillez la descente, choisissez de préférence un moment où la visibilité est bonne. Pour développer la confiance, mieux vaut répéter un passage technique de jour avant de le faire dans la pénombre. La compétence vient d’abord de la lecture du terrain, puis de la vitesse.
Les conditions météo ne sont pas un décor : elles font partie de la séance et doivent guider votre heure de départ autant que votre objectif sportif.

Une préparation trail efficace ne consiste pas seulement à empiler des kilomètres. Elle organise les séances au moment où elles produisent le meilleur effet. Endurance, force en montée, vitesse, récupération, sortie longue : chaque travail a son créneau privilégié, même si la réalité oblige parfois à composer.
Le bon horaire réduit la fatigue inutile. Il permet d’arriver plus disponible sur les séances clés et de mieux récupérer après. C’est particulièrement important pour les coureurs qui jonglent avec un emploi du temps serré. Quand la vie est déjà chargée, mal placer une séance dure peut suffire à créer une fatigue persistante.
Les footings d’endurance peuvent se faire à presque n’importe quel moment, à condition de rester faciles. Le matin, ils réveillent le corps. Le midi, ils coupent la journée. Le soir, ils apaisent. Leur rôle principal est de développer la base aérobie sans générer de stress excessif.
Un bon repère : vous devez pouvoir parler en courant. Si vous êtes obligé de répondre par mots isolés, vous allez probablement trop vite. En trail, l’allure varie avec le terrain, donc la respiration reste plus fiable que la vitesse affichée.
Léa a utilisé cette règle pour progresser. Elle courait ses footings trop rapidement, surtout le soir, pour “rentabiliser” ses sorties. Résultat : jambes lourdes le week-end et aucune fraîcheur pour les côtes. En ralentissant volontairement deux sorties par semaine, elle a mieux encaissé sa séance longue et a gagné en aisance sur les montées.
Pour le fractionné, les montées rapides ou les blocs à allure course, la fin d’après-midi est souvent pertinente. Le corps est plus chaud, les muscles sont plus réactifs et la coordination est meilleure. Ce n’est pas une obligation, mais c’est un avantage si votre agenda le permet.
Une séance type peut ressembler à ceci : 20 minutes d’échauffement progressif, 10 répétitions de 45 secondes en montée, récupération en descente lente, puis 10 minutes de retour au calme. L’objectif n’est pas de finir détruit. Il est de produire un effort propre, régulier et maîtrisé.
Si vous ne pouvez courir que le matin, adaptez simplement la mise en route. Ajoutez quelques éducatifs : montées de genoux légères, talons-fesses souples, foulées bondissantes modérées. Le corps doit comprendre progressivement qu’il va devoir produire de l’intensité.
Pour préparer un trail, la sortie longue doit parfois imiter les conditions du jour J. Si votre épreuve part à 6 h, faites quelques longues sorties tôt le matin. Vous testerez le petit-déjeuner, l’équipement, la gestion du froid et la réaction de votre ventre.
Si la course comporte une portion de nuit, entraînez-vous au moins une fois dans l’obscurité. Courir avec une frontale modifie les appuis, la perception de la vitesse et la concentration. Les conseils dédiés au trail nocturne en sécurité sont précieux pour éviter les erreurs classiques : lampe trop faible, batterie oubliée, vêtements sombres ou parcours mal connu.
La sortie longue est aussi le meilleur moment pour tester l’alimentation. Ne découvrez jamais une boisson énergétique le jour de la course. Essayez-la à l’entraînement, à l’heure où vous l’utiliserez probablement. La digestion du matin n’est pas toujours celle de l’après-midi.
Après une grosse séance, le moment de récupération compte. Une sortie très douce le lendemain matin peut délier les jambes, mais elle ne doit pas devenir une compétition cachée. Marcher en montée, trottiner sur le plat et descendre prudemment suffisent largement.
Les étirements, eux, gagnent à être placés après un retour au calme, jamais à froid avant une séance dure. Pour améliorer la mobilité sans forcer, vous pouvez vous appuyer sur les meilleurs étirements après un trail, en gardant une règle simple : aucune douleur vive, aucune position tenue en tension excessive.
Une bonne préparation ne cherche pas seulement à courir plus, elle cherche à courir au bon moment pour mieux assimiler chaque effort.
L’horaire influence directement le matériel. Partir à 7 h en hiver, à midi en été ou à 21 h en forêt ne demande pas la même tenue. Le bon équipement n’est pas celui qui remplit le placard, mais celui qui répond au risque réel de la sortie.
En trail, une petite négligence peut vite coûter cher. Une frontale trop faible ralentit les descentes. Un manque d’eau transforme une sortie plaisante en calvaire. Une veste oubliée rend une crête ventée inconfortable. Choisir moment, c’est donc aussi préparer ce que l’heure impose.
Lorsque la lumière baisse, vous devez être vu et bien voir. Les vêtements avec éléments réfléchissants sont utiles sur les portions de route, les traversées de village ou les parkings. En forêt, la lampe frontale devient indispensable.
Pour la plupart des sorties nocturnes, une intensité de 200 à 400 lumens suffit sur terrain peu technique. Sur descente rapide, sentier caillouteux ou brouillard, une lampe plus puissante et bien réglée apporte davantage de confort. Pensez aussi à l’autonomie. Une lampe brillante pendant 30 minutes ne sert à rien sur une sortie de deux heures.
Un bon réflexe consiste à emporter une petite lampe de secours lors des sorties longues ou isolées. Elle ne pèse presque rien et peut sauver une fin de parcours. Les traileurs expérimentés le savent : le problème n’arrive pas toujours quand on est proche de la voiture.
En plein jour, le risque principal vient souvent de la température. Des vêtements techniques, légers et respirants facilitent l’évacuation de la transpiration. Une casquette, un tour de cou ou des lunettes peuvent faire une vraie différence sur les sentiers exposés.
Pour les sorties de plus de 10 km, prévoyez de l’eau. Le choix entre ceinture, flasques ou sac dépend de la durée, du dénivelé et des points de ravitaillement. Si vous hésitez, un guide pour choisir un sac à dos adapté au trail aide à comprendre le volume, le maintien et l’accessibilité des poches.
Le sac ne doit pas rebondir. Testez-le chargé, pas vide, car le comportement change avec l’eau, la veste et la nourriture. Un mauvais réglage peut provoquer des frottements au cou, aux côtes ou au bas du dos.
Prévenir quelqu’un de son itinéraire reste une règle simple et efficace. Même sur un parcours connu, une entorse, une chute ou une erreur de bifurcation peut arriver. Indiquez votre heure de départ, votre boucle prévue et une estimation de retour.
Les applications de partage de position, comme les fonctions de suivi en direct proposées par certaines plateformes sportives, ajoutent une couche de sécurité. Elles ne remplacent pas le bon sens, mais rassurent les proches et accélèrent les recherches en cas de souci.
Gardez aussi une marge. Si le soleil se couche à 18 h, ne prévoyez pas une boucle qui “devrait passer” à 17 h 55. En trail, la boue, une montée plus lente ou une pause imprévue peuvent vite décaler l’horaire.
Beaucoup de blessures ne viennent pas d’une seule erreur spectaculaire. Elles naissent d’un enchaînement : séance intense trop tôt sans échauffement, sortie longue sous chaleur, manque de récupération, descente technique en fatigue. L’horaire joue donc un rôle indirect mais réel.
Si vous courez le matin, soignez la progressivité. Si vous courez le soir, évitez de transformer la fatigue nerveuse en crispation musculaire. Si vous courez après le travail, prenez cinq minutes pour respirer, marcher et vous reconnecter au terrain avant de chercher l’allure.
Les douleurs persistantes doivent être prises au sérieux. Une gêne qui modifie la foulée n’est pas un simple inconfort. Pour identifier les signaux à surveiller, les repères sur la prévention des blessures courantes en trail running offrent une base utile, notamment sur les chevilles, les genoux et les tendons.
La sécurité en trail commence avant la première foulée : l’heure choisie dicte une partie du matériel, du parcours et de la marge à prévoir.

À l’approche d’une compétition, la question de l’horaire devient plus sensible. Faut-il courir la veille ? À quelle heure faire la dernière séance ? Peut-on sortir s’il fait chaud ? Quand faut-il renoncer ? Ces décisions ont un impact direct sur la fraîcheur du jour J.
Le dernier entraînement ne sert plus à progresser. Il sert à réveiller le corps, calmer le mental et maintenir les sensations. Toute séance qui crée une fatigue durable arrive trop tard. La stratégie course commence donc avant même le départ officiel.
Courir la veille d’un trail peut être bénéfique si la séance reste légère. Une sortie de 20 à 30 minutes suffit largement. Elle stimule la circulation sanguine, détend les muscles et aide à évacuer la nervosité.
L’allure doit rester très confortable, autour de 60 % de la fréquence cardiaque maximale pour ceux qui utilisent un cardio. Le terrain idéal est plat ou légèrement vallonné, sans descente agressive. L’objectif est de terminer avec l’impression d’avoir encore beaucoup d’énergie.
Vous pouvez ajouter 4 à 6 accélérations courtes, progressives, de 10 à 15 secondes. Pas de sprint. Pas de duel avec un ami. Juste quelques foulées dynamiques pour réveiller les jambes. Léa, avant son premier 25 km, a adopté cette routine sur une piste forestière facile. Elle est rentrée détendue, sans lourdeur, avec la sensation d’avoir “ouvert” la machine sans l’entamer.
La veille, l’alimentation doit soutenir les réserves de glycogène. Un repas avec des glucides complexes, comme du riz, des pâtes, des pommes de terre ou de la semoule, reste une valeur sûre. Évitez les plats trop gras, trop épicés ou inhabituels.
L’hydratation se construit aussi avant le départ. Boire énormément au dernier moment n’est pas efficace et peut perturber le sommeil. Mieux vaut boire régulièrement dans la journée, surveiller la couleur des urines et compléter avec un peu de sel ou d’électrolytes si la météo annonce de la chaleur.
Si la course part tôt, préparez le matériel avant de dormir : dossard, chaussures, chaussettes, flasques, ravitaillement, veste, frontale si besoin. Moins vous décidez le matin, plus vous économisez votre attention pour la course.
Il existe des moments où ne pas courir est le meilleur choix. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est une forme d’intelligence sportive. Le corps progresse grâce à l’alternance entre contrainte et récupération, pas grâce à l’obstination permanente.
Un exemple fréquent : le coureur qui veut absolument valider sa dernière séance intense trois jours avant l’épreuve malgré une mauvaise nuit, une gorge irritée et une journée de travail épuisante. Le bénéfice physiologique sera faible. Le risque, lui, est réel. À ce stade, mieux vaut préserver la fraîcheur.
Si votre trail part à 8 h, entraînez-vous parfois à 8 h. Cela semble évident, mais beaucoup de coureurs préparent toutes leurs séances le soir, puis découvrent le jour J qu’ils digèrent mal le petit-déjeuner ou que leurs jambes sont lentes au réveil.
À l’inverse, si vous préparez un trail nocturne, ne vous contentez pas de courir uniquement en plein jour. Il faut tester la frontale, la vigilance, les appuis et même la solitude. La nuit amplifie les bruits, réduit les repères et demande une concentration différente.
La stratégie course inclut aussi le choix des moments où marcher. En trail, marcher en montée raide n’est pas un échec. C’est souvent la meilleure manière d’économiser l’énergie. Un bon coureur sait courir quand le rendement est favorable et marcher quand le terrain l’exige.
La dernière semaine ne sert pas à prouver sa forme, elle sert à arriver disponible, confiant et capable d’utiliser son énergie au bon endroit.
Le meilleur moment dépend de votre objectif. Pour une séance intense, la fin d’après-midi entre 16 h et 19 h est souvent favorable. Pour une sortie facile ou une routine régulière, le matin fonctionne très bien avec un échauffement progressif. Le bon choix reste celui qui respecte votre rythme, votre sommeil et les conditions météo.
Le matin convient aux traileurs qui aiment partir avec l’esprit frais et installer une habitude stable. Le soir aide à évacuer le stress et offre souvent de bonnes sensations musculaires. Si la séance est intense, évitez toutefois de la placer trop tard, surtout après 20 h, afin de ne pas perturber l’endormissement.
Oui, à condition de faire une sortie très légère de 20 à 30 minutes. Restez sur terrain facile, à allure confortable, avec éventuellement quelques accélérations courtes et progressives. Évitez toute séance longue, rapide ou technique qui pourrait créer de la fatigue ou des micro-lésions musculaires.
Il vaut mieux éviter de courir en cas de fièvre, de douleur qui modifie la foulée, de fatigue profonde, juste après un repas copieux ou lors d’une chaleur excessive. Au-delà de 30 °C, privilégiez les heures fraîches, réduisez l’intensité et augmentez l’hydratation.
Testez différents horaires pendant plusieurs semaines et notez vos sensations, votre sommeil, votre digestion et votre niveau d’énergie. Ensuite, rapprochez progressivement certaines séances de l’horaire prévu le jour de la course afin d’habituer votre corps aux mêmes contraintes.