découvrez des conseils et stratégies efficaces pour la gestion du poids, incluant alimentation équilibrée, exercice physique et bien-être pour atteindre vos objectifs santé.

Gestion du poids et trail : conseils pour être plus efficace

En trail, le poids n’est jamais un simple chiffre posé sur une balance. Il influence la montée, la descente, la fatigue musculaire, la capacité à relancer et même la lucidité en fin de course. Pourtant, vouloir être plus léger à tout prix peut vite devenir une fausse bonne idée. Un traileur efficace n’est pas forcément le plus mince du peloton, mais celui qui possède le meilleur équilibre entre puissance, endurance, nutrition, récupération et santé.

Sur les sentiers, chaque kilo compte, mais chaque muscle utile compte aussi. Nadia, traileuse amateur qui prépare son premier 45 km en montagne, l’a appris après une période de restriction alimentaire trop sévère : deux kilos perdus, mais des jambes vides dès la deuxième montée longue. À l’inverse, Marc, coureur confirmé, a gagné un peu de masse musculaire grâce au renforcement et s’est senti plus stable en descente. Ces deux situations résument bien le sujet : la gestion du poids en trail doit servir l’efficacité, pas l’obsession.

Contenus masquer

Gestion du poids en trail : les repères clés à retenir

  • Le poids de forme est plus utile que le poids “idéal” : il correspond au niveau où vous courez bien, récupérez correctement et restez en bonne santé.
  • L’IMC peut donner une indication générale, mais il reste limité chez les sportifs, car il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire.
  • La composition corporelle compte davantage que le poids total : moins de masse grasse inutile, mais assez de muscle pour grimper, descendre et encaisser les impacts.
  • Une perte de poids trop rapide peut entraîner fatigue chronique, baisse de performance, blessures, troubles hormonaux et déficit énergétique.
  • La nutrition et l’hydration doivent soutenir l’entrainement, pas le saboter. Manger trop peu rend rarement plus fort sur les sentiers.
  • Le renforcement musculaire améliore l’efficacité en montée, la stabilité en descente et la prévention des blessures.
  • La récupération influence directement la régulation du poids, l’appétit, la progression et la qualité des séances.
découvrez des conseils et stratégies efficaces pour la gestion du poids, incluant l’alimentation équilibrée, l’activité physique et le bien-être global.

Poids de forme en trail : comprendre ce qui rend vraiment efficace

Le grand piège, quand on parle de poids en trail, consiste à croire qu’il existe un gabarit parfait. Il suffit pourtant de regarder les pelotons pour comprendre que la réalité est plus subtile. Certains coureurs très fins excellent dans les longues montées régulières. D’autres, plus puissants, passent mieux les descentes techniques, les relances et les terrains gras.

Le poids de forme n’est donc pas une norme copiée sur un champion. C’est le poids auquel vous êtes capable de vous entraîner avec régularité, de maintenir une bonne énergie au quotidien et de performer sans tomber dans la fatigue permanente. Pour Nadia, ce niveau s’est stabilisé autour de 58 kg. En dessous, elle devenait irritable, dormait mal et récupérait difficilement. À 58 kg, ses chronos en côte étaient meilleurs et ses fins de sortie beaucoup plus solides.

Pourquoi la balance ne suffit pas à juger votre efficacité en trail

La balance donne une information brute. Elle ne dit rien de la qualité de votre foulée, de votre puissance en montée, de votre technique en descente ou de votre capacité à rester lucide après trois heures d’effort. Deux traileurs de 70 kg peuvent avoir des profils totalement différents : l’un peut porter une masse musculaire fonctionnelle, l’autre davantage de masse grasse peu utile à l’effort.

C’est là que la notion d’efficacité devient centrale. En trail, l’objectif est de dépenser le moins d’énergie possible pour avancer sur un terrain souvent instable. Un coureur léger mais fragile musculairement peut perdre beaucoup de temps dans les descentes, car il freine trop, se crispe et détruit ses quadriceps. Un coureur un peu plus lourd, mais mieux préparé, peut conserver une foulée propre et régulière plus longtemps.

IMC et trail running : un indicateur utile, mais incomplet

L’indice de masse corporelle se calcule en divisant le poids par la taille au carré. Un IMC situé entre 18,5 et 25 est souvent considéré comme une zone normale pour la population générale. Chez les traileurs, cet indicateur doit être interprété avec prudence. Un sportif musclé peut afficher un IMC plus élevé sans être en surpoids réel.

Dans la pratique, beaucoup de coureurs performants se situent autour d’un IMC de 20 à 22. Ce repère peut être intéressant, mais il ne doit jamais devenir une règle rigide. Un IMC inférieur à 18 peut être problématique, surtout si vous constatez une baisse d’énergie, une perte de libido, des blessures répétées ou une récupération anormalement lente.

Le bon réflexe consiste à croiser plusieurs signaux : sensations à l’entrainement, humeur, sommeil, fréquence des blessures, évolution des chronos et plaisir sur les sentiers. Si la balance descend mais que votre motivation s’effondre, le corps envoie un message clair. Le poids de forme se mesure autant dans les jambes que dans les chiffres.

Pour les coureurs qui débutent et veulent éviter les erreurs de surcharge ou de restriction, les bases expliquées dans ce guide pour bien débuter le trail sans se blesser permettent de construire une progression plus saine.

Comment le poids influence la performance en montée, en descente et sur terrain technique

Le trail n’est pas une course sur tapis. Le corps doit grimper, freiner, relancer, se stabiliser, contourner des pierres, traverser de la boue et parfois porter un sac. Le poids intervient à chaque foulée, mais son impact change selon le terrain. En montée, il agit surtout sur le coût énergétique. En descente, il augmente les contraintes musculaires. Sur terrain technique, il influence la stabilité et la fatigue nerveuse.

Imaginez Marc sur une montée sèche de 4 km avec plus de 500 m de dénivelé positif. Chaque kilo supplémentaire doit être hissé contre la gravité. À effort cardio égal, un coureur avec moins de masse inutile aura souvent une meilleure vitesse ascensionnelle. C’est la logique du VO2 max relatif, exprimé en millilitres d’oxygène par kilo de poids corporel et par minute. Plus ce rapport est élevé, plus le moteur paraît efficace.

La montée : le poids se paie immédiatement

Dans les longues ascensions, l’excès de masse grasse devient vite coûteux. Des observations menées sur différents formats de trail montrent qu’une charge corporelle supplémentaire peut réduire le rendement, surtout lorsque la pente dépasse 10 à 15 %. Pour un traileur de 70 kg, quelques kilos peuvent changer la sensation de facilité, notamment après une heure d’effort.

Mais attention : alléger le corps sans conserver de force n’a rien d’un raccourci magique. Un athlète très mince, mais incapable de pousser efficacement sur les bâtons ou de garder une posture solide, peut perdre du temps dans les passages raides. La montée demande un mélange de cardio, de force relative et de coordination.

La descente : moins de cardio, plus de casse musculaire

La descente donne parfois l’illusion d’être gratuite. Elle ne l’est jamais. À chaque appui, les quadriceps freinent le corps en contraction excentrique. Les forces au sol peuvent dépasser largement le poids corporel, surtout sur les portions raides et caillouteuses. Plus le coureur est lourd, plus cette absorption devient exigeante.

C’est le fameux moment où les cuisses deviennent dures comme du bois. Beaucoup pensent manquer d’endurance, alors qu’ils subissent surtout une fatigue musculaire liée au freinage. Sur un ultra, cette dégradation peut coûter très cher : la foulée raccourcit, le buste se penche, les appuis deviennent hésitants et l’alimentation passe parfois au second plan.

Type de terrain Impact principal du poids Conseil pratique
Montée raide Coût énergétique élevé et essoufflement plus rapide Travailler les côtes courtes et longues avec une allure maîtrisée
Descente technique Fatigue des quadriceps et perte de précision Ajouter du renforcement excentrique et apprendre à relâcher les appuis
Terrain boueux Dépense accrue par manque d’adhérence Raccourcir la foulée et renforcer les chevilles
Ultra-trail Effet cumulatif sur les muscles, l’énergie et la récupération Préserver les réserves, manger régulièrement et éviter les départs trop rapides

Le terrain technique rappelle une vérité simple : le poids n’agit jamais seul. La technique, le choix des chaussures, l’économie gestuelle et la gestion de l’effort modifient fortement le résultat. Un coureur un peu plus lourd mais relâché peut descendre mieux qu’un coureur léger crispé sur chaque pierre.

La performance en trail repose donc sur un compromis : réduire ce qui vous freine, renforcer ce qui vous protège et apprendre à bouger avec fluidité. L’efficacité naît quand le corps devient plus économique, pas seulement plus léger.

conseils et stratégies efficaces pour la gestion du poids afin d'améliorer votre santé et votre bien-être au quotidien.

Nutrition trail et gestion du poids : manger pour avancer, pas pour se punir

La nutrition est souvent le levier le plus mal compris dans la gestion du poids. Beaucoup de traileurs pensent qu’il suffit de réduire les calories pour devenir plus performants. Sur le papier, cela paraît logique. Sur les sentiers, cela peut devenir une erreur coûteuse. Un corps qui manque d’énergie récupère mal, assimile moins bien les séances et se défend en augmentant la faim ou la fatigue.

Nadia a connu ce scénario avant son premier trail long. Elle avait supprimé une grande partie des féculents pour “s’affûter”. Résultat : bonnes sensations pendant dix jours, puis jambes lourdes, sommeil agité et fringale au milieu des sorties longues. Le problème n’était pas son manque de volonté, mais un déficit trop brutal. Le trail demande du carburant, surtout quand le volume d’entrainement augmente.

Glucides, protéines, lipides : le trio qui soutient l’endurance

Les glucides restent une source d’énergie majeure pour les efforts intenses, les montées soutenues et les relances. Les supprimer totalement revient à partir en montagne avec une frontale sans batterie. Les sources intéressantes sont simples : riz, pâtes complètes, pommes de terre, flocons d’avoine, pain au levain, fruits, légumineuses selon la tolérance digestive.

Les protéines aident à préserver la masse musculaire. Elles sont indispensables pendant une phase de perte de poids progressive, car le corps peut sinon puiser dans les muscles. Œufs, poissons, viandes maigres, produits laitiers, tofu, tempeh ou légumineuses peuvent trouver leur place selon vos habitudes.

Les bonnes graisses ne sont pas des ennemies. Elles participent à l’équilibre hormonal, à la satiété et à la santé générale. Huile d’olive, noix, amandes, avocat, sardines ou graines peuvent compléter l’assiette. L’idée n’est pas de manger “parfaitement”, mais de construire une base robuste et répétable.

Avant, pendant et après un trail : ajuster sans improviser

Avant une course, l’objectif est de remplir les réserves sans surcharger le système digestif. Les deux ou trois jours précédents, il est souvent utile d’augmenter légèrement les glucides tout en réduisant les aliments très gras ou trop riches en fibres si vous êtes sensible. Le repas de veille doit être connu, simple et digeste.

Pendant l’effort, la stratégie dépend de la durée. Sur un trail court, l’eau et un apport léger peuvent suffire. Au-delà de deux heures, il faut généralement prévoir des glucides réguliers : boisson énergétique, compote, pâte de fruits, barres digestes ou aliments salés. L’important est de tester à l’entrainement, jamais le jour de la course.

Après l’arrivée, le corps ne demande pas une punition alimentaire, mais une reconstruction. Associer glucides, protéines, sel et liquides favorise la récupération. Un bol de riz avec œufs et légumes, un sandwich complet avec yaourt, ou une soupe salée avec pain et fromage peuvent faire le travail sans sophistication excessive.

Pour structurer vos repas autour des séances et des compétitions, ce dossier sur l’alimentation adaptée avant, pendant et après un trail apporte des repères concrets.

Hydration et poids : ne confondez pas perte d’eau et progrès

Après une sortie longue, voir la balance afficher un kilo de moins peut sembler encourageant. Pourtant, il s’agit souvent d’eau perdue, pas de graisse. Cette baisse rapide n’améliore pas la performance. Elle peut même signaler une déshydratation qui freine la récupération et augmente le risque de crampes, de maux de tête ou de baisse de vigilance.

L’hydration doit être pensée selon la durée, la température, l’intensité et votre transpiration. Sur sortie courte, boire à la soif peut suffire. Sur sortie longue ou course chaude, il devient utile d’ajouter des électrolytes, notamment du sodium. Le but n’est pas de boire sans arrêt, mais de limiter les pertes excessives.

Un bon indicateur reste la couleur des urines dans les heures qui suivent, associée aux sensations : bouche sèche, fatigue inhabituelle, vertiges ou fréquence cardiaque élevée au repos doivent alerter. Pour approfondir ce point, vous pouvez consulter ce guide sur le rôle de l’hydratation en trail running.

La meilleure nutrition pour la gestion du poids est celle qui vous permet de vous entraîner fort, de récupérer vite et de garder une relation saine avec l’assiette. Un traileur sous-alimenté devient rarement plus efficace ; il devient surtout plus vulnérable.

Entrainement trail : perdre du gras, gagner en puissance et préserver les muscles utiles

L’entrainement est le deuxième grand pilier de la gestion du poids. Il ne sert pas seulement à brûler des calories. Il transforme le corps pour le rendre plus robuste, plus stable et plus économique. Une erreur fréquente consiste à empiler les kilomètres en pensant que le volume réglera tout. En trail, la qualité de la préparation compte autant que la quantité.

Marc a longtemps couru cinq fois par semaine sur terrain vallonné, sans renforcement. Il avait une bonne endurance, mais explosait dans les descentes longues. Après huit semaines de travail musculaire ciblé, son poids avait à peine changé. Pourtant, ses sensations étaient meilleures, ses quadriceps tenaient plus longtemps et sa foulée restait plus propre en fin de sortie.

Les sorties longues développent l’endurance, mais doivent rester progressives

Les sorties longues améliorent la capacité à utiliser les graisses comme carburant. Elles habituent aussi les muscles, les tendons et le mental à durer. Mais elles ne doivent pas devenir une punition hebdomadaire. Une sortie trop longue, trop rapide ou mal alimentée peut laisser des traces pendant plusieurs jours.

Pour progresser, mieux vaut augmenter progressivement la durée, le dénivelé ou la technicité, mais rarement les trois en même temps. Un débutant peut passer de 1 h 15 à 1 h 30, puis 1 h 45, en gardant une intensité confortable. Un coureur confirmé peut intégrer des blocs en montée ou des descentes contrôlées, mais toujours avec une logique de récupération derrière.

Les séances de côtes améliorent le rapport poids-puissance

Les côtes courtes développent la puissance et la qualité d’appui. Les côtes longues renforcent l’endurance musculaire et la capacité à tenir un effort proche du seuil. Ces séances sont précieuses pour l’efficacité, car elles apprennent au corps à produire plus de force sans gaspiller trop d’énergie.

Une séance simple consiste à faire 8 à 10 répétitions de 45 secondes en montée, avec retour en marchant ou en trottinant. L’objectif n’est pas de finir détruit, mais de rester propre techniquement : buste légèrement incliné, regard loin, bras actifs, poussée complète du pied. Pour un format plus long, 4 à 6 répétitions de 4 minutes en côte modérée permettent de travailler la résistance.

Renforcement musculaire : prendre du poids intelligemment peut aider

Certains traileurs craignent la musculation parce qu’ils ont peur de devenir lourds. En réalité, un renforcement bien pensé ne vise pas à construire un corps de culturiste. Il développe une masse musculaire utile : quadriceps, fessiers, mollets, ischio-jambiers, gainage, dos et bras pour l’usage des bâtons.

Les exercices les plus pertinents sont fonctionnels : squats, fentes, step-up, soulevé de terre léger à modéré, gainage, chaise, montées sur banc, travail excentrique des quadriceps et proprioception sur appui instable. Deux séances de 25 à 40 minutes par semaine peuvent suffire pour obtenir un effet réel.

Pour aller plus loin, les exercices présentés dans ce contenu sur les meilleurs exercices pour améliorer sa performance en trail donnent une base très pratique.

Exemple de semaine équilibrée pour optimiser le poids sans se cramer

  • Lundi : repos ou marche douce, mobilité, sommeil prioritaire.
  • Mardi : séance de côtes courtes, échauffement complet, retour au calme.
  • Mercredi : endurance fondamentale 45 à 60 minutes, allure facile.
  • Jeudi : renforcement musculaire fonctionnel, gainage et jambes.
  • Vendredi : repos ou footing très léger selon la fatigue.
  • Samedi : sortie longue vallonnée avec test nutrition et hydration.
  • Dimanche : récupération active, vélo doux ou randonnée souple.

Cette structure permet de développer l’endurance, la force et la technique sans créer un déficit énergétique permanent. Pour organiser une progression cohérente, ce guide sur l’entrainement trail pour progresser rapidement complète bien l’approche.

Le corps change mieux quand il reçoit un signal clair et régulier. La progression durable vient d’un entrainement qui construit, pas d’un programme qui épuise.

découvrez des solutions efficaces et personnalisées pour la gestion du poids, incluant conseils nutritionnels, programmes d'exercices et accompagnement santé.

S’affûter avant un objectif trail sans tomber dans la restriction excessive

L’affûtage avant une course est une pratique courante. Beaucoup de traileurs cherchent à arriver plus légers au départ, surtout sur les formats avec beaucoup de dénivelé. L’idée peut être pertinente si elle reste progressive. Elle devient risquée quand elle se transforme en sèche express, menée trop près de l’objectif et avec une alimentation insuffisante.

Le corps a besoin d’énergie pour assimiler les dernières semaines de préparation. Réduire fortement les apports alors que les séances sont encore exigeantes revient à couper le chauffage en plein hiver pour économiser quelques euros. Vous gagnez un peu à court terme, puis tout se dérègle : sommeil, humeur, immunité, jambes, digestion.

Le bon tempo : viser lentement, pas brutalement

Si une perte de masse grasse est souhaitable, elle doit commencer plusieurs semaines avant la compétition. Une cible raisonnable peut tourner autour de 0,5 kg par semaine au maximum. Au-delà, le risque de perdre du muscle, de dégrader la récupération et de faire chuter la performance augmente nettement.

Le moment idéal se situe souvent entre quatre et six semaines avant un objectif, selon le profil du coureur. Plus la course approche, plus la priorité doit revenir à la fraîcheur. Les dix derniers jours ne sont pas faits pour maigrir, mais pour refaire le plein, dormir, relâcher la charge et arriver avec de l’envie.

RED-S : le déficit énergétique qui piège aussi les traileurs

Le RED-S, ou déficit énergétique relatif dans le sport, désigne une situation où le corps ne reçoit pas assez d’énergie pour couvrir à la fois l’effort et les fonctions vitales. Ce problème concerne les femmes et les hommes. Il peut provoquer fatigue chronique, blessures répétées, baisse immunitaire, troubles hormonaux, irritabilité et stagnation.

Dans le trail, le risque est réel, car les dépenses peuvent être très élevées. Une pratique régulière peut demander 2500 à 5000 calories par jour selon le volume, le métier, le métabolisme et la charge d’entrainement. Copier le menu d’un autre coureur est donc rarement pertinent. Un gabarit, une semaine de travail debout, un cycle menstruel, une séance de côtes ou une sortie de cinq heures changent complètement les besoins.

Les signes qui montrent que l’affûtage va trop loin

  • Vous avez froid plus souvent, même dans des conditions normales.
  • Votre sommeil se dégrade alors que la charge baisse.
  • Vos jambes sont vides dès l’échauffement.
  • Vous pensez constamment à la nourriture et perdez le plaisir de manger.
  • Votre fréquence cardiaque au repos augmente sans raison claire.
  • Vous tombez malade ou ressentez des douleurs inhabituelles.

Ces signaux doivent pousser à ajuster rapidement. Ajouter une collation, remonter les glucides autour des séances, alléger une sortie ou dormir davantage peut suffire à inverser la tendance. Si les symptômes persistent, l’accompagnement par un diététicien du sport ou un médecin formé aux problématiques d’endurance devient une vraie sécurité.

Un affûtage réussi ne se voit pas seulement sur la balance. Il se ressent dans l’envie de courir, la tonicité en montée, le calme digestif et la capacité à accélérer sans se sentir vidé. Le bon poids de course est celui qui vous donne des jambes, pas celui qui flatte votre ego.

Récupération, sommeil et mental : les leviers oubliés de l’efficacité en trail

La gestion du poids ne se joue pas uniquement dans l’assiette ou sur Strava. Elle dépend aussi de la récupération. Un corps fatigué régule moins bien l’appétit, stocke plus facilement, assimile moins les séances et réclame davantage d’aliments très énergétiques. Ce n’est pas un manque de discipline : c’est une réponse biologique.

Dormir moins de sept heures de manière répétée peut perturber les hormones liées à la faim et à la satiété. Le lendemain, les envies de sucre augmentent, la motivation baisse et l’intensité paraît plus dure. Beaucoup de traileurs cherchent alors à compenser par plus de café, plus de volonté et parfois plus d’entrainement. C’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire.

La récupération musculaire protège votre poids de forme

Après une grosse sortie en montagne, les muscles ont subi des microtraumatismes, surtout en descente. Pour reconstruire, ils ont besoin de protéines, de glucides, de liquides, de minéraux et de repos. Sauter un repas après l’effort pour “optimiser la perte de poids” ralentit ce processus et peut augmenter la faim plus tard dans la journée.

Un bon protocole simple : boire dans l’heure qui suit, manger un vrai repas dans les deux heures, marcher un peu si les jambes sont raides, puis dormir suffisamment. Les bains froids, bottes de pressothérapie ou compléments peuvent aider certains coureurs, mais ils ne remplacent jamais les bases.

Pour structurer cette partie souvent négligée, les conseils de récupération après un trail offrent des pistes utiles à intégrer après les grosses charges.

Le mental : sortir de l’obsession du chiffre

Le poids peut devenir un sujet sensible. Certains coureurs se pèsent tous les jours, comparent leur silhouette à celle des élites et associent leur valeur sportive à un nombre. Cette logique abîme le plaisir. Elle peut aussi conduire à des comportements alimentaires rigides et à une perte de confiance.

Le trail possède une culture particulière : celle du terrain, de l’adaptation, de l’humilité face à la montagne. Un corps efficace n’est pas un corps standardisé. C’est un corps capable de vous emmener longtemps, de supporter les descentes, de digérer l’effort et de recommencer avec envie. Kilian Jornet, Courtney Dauwalter et d’autres grands noms rappellent chacun à leur manière que la performance ne tient pas à une silhouette unique, mais à une cohérence globale.

Les meilleurs indicateurs à suivre au quotidien

Au lieu de surveiller uniquement la balance, observez des repères plus utiles. Votre allure en endurance fondamentale devient-elle plus facile ? Vos montées se passent-elles avec moins d’essoufflement ? Vos descentes laissent-elles moins de courbatures ? Avez-vous encore de l’énergie après les séances clés ? Ces réponses valent souvent plus qu’un chiffre isolé.

Un carnet d’entrainement simple peut suffire. Notez votre sommeil, votre fatigue, votre humeur, vos sensations digestives, votre poids une à deux fois par semaine si cela ne crée pas de stress, et vos performances sur quelques segments repères. Après deux ou trois mois, les tendances deviennent visibles.

Cette approche aide à décider intelligemment. Si le poids baisse, mais que les séances se dégradent, il faut corriger. Si le poids reste stable, mais que vous grimpez mieux et récupérez plus vite, vous êtes probablement sur la bonne voie. En trail, l’efficacité durable se construit avec un corps respecté, entraîné et correctement nourri.

Questions fréquentes sur la gestion du poids et le trail

Faut-il absolument perdre du poids pour être meilleur en trail ?

Non. Perdre de la masse grasse peut aider si elle est réellement excessive, surtout en montée. Mais perdre du muscle ou manquer d’énergie réduit souvent la performance. Le plus important est d’améliorer le rapport entre force, endurance, technique et récupération.

Quel est le bon IMC pour un traileur ?

Beaucoup de traileurs performants se situent autour d’un IMC de 20 à 22, mais ce repère reste incomplet. L’IMC ne distingue pas muscle et graisse. Il faut aussi tenir compte des sensations, de la santé, de la récupération et de la régularité à l’entrainement.

Comment perdre du poids sans perdre en endurance ?

La perte doit être progressive, avec un léger déficit calorique, assez de protéines, des glucides autour des séances clés et un bon sommeil. Il faut éviter les régimes stricts, maintenir le renforcement musculaire et surveiller les signes de fatigue excessive.

La musculation fait-elle prendre trop de poids pour le trail ?

Un renforcement adapté ne vise pas la prise de masse excessive. Il développe surtout des muscles utiles pour grimper, descendre, stabiliser les articulations et prévenir les blessures. Deux séances courtes par semaine peuvent améliorer l’efficacité sans alourdir inutilement le coureur.

Pourquoi l’hydration influence-t-elle la gestion du poids en trail ?

Une baisse rapide du poids après une sortie correspond souvent à une perte d’eau, pas à une perte de graisse. Une mauvaise hydration peut réduire la récupération, augmenter la fatigue et perturber les sensations. Boire correctement aide à maintenir la performance et l’équilibre général.